Prestataires de services de traduction : 6 raisons de se lancer dans l’inbound marketing

L’un des moyens les plus efficaces de faire connaître vos services de traduction en tant que petit (ou moyen) prestataire est de vous établir comme une référence de contenu en ligne. Pensez à Corinne McKay derrière le célèbre blog Thoughts on Translation ou Marta Stelmaszak, la traductrice polono-britannique devenue spécialiste en marketing numérique. Leurs succès sont tous partis d’un simple blog et d’une stratégie de marketing de traduction méticuleusement développée et axée sur l’inbound marketing, ou marketing entrant en français.

6 raisons de se lancer dans l’inbound marketing

Popularisé par HubSpot, le concept d’inbound marketing est simple : une entreprise doit attirer et fidéliser ses clients en utilisant les blogs, la vidéo, les médias sociaux et autres contenus numériques pour augmenter ses ventes. Voici quelques raisons pour lesquelles les petits prestataires de services de traduction devraient investir ou s’engager davantage dans l’inbound marketing – un outil indispensable dans le marketing numérique d’aujourd’hui.

Il fait partie de notre quotidien

Pour toute entreprise, la présence sur les médias sociaux est désormais une nécessité, car les consommateurs effectuent régulièrement des recherches sur un prestataire de services avant de conclure un contrat. Rien ne vaut un blog ou un profil sur un réseau social textuel comme Twitter pour faire montre de ses compétences en rédaction et en révision. Si vous possédez un blog régulièrement mis à jour ou si vous tweetez et publiez des réflexions sur vos langues de travail, cela sera susceptible d’inciter un client potentiel à vous choisir parmi une liste de prestataires de services.

Il permet de vous distinguer de vos concurrents

Plusieurs sondages informels de Proz, le plus grand forum de traducteurs au monde, ont permis d’avoir un aperçu du travail des traducteurs. La majorité travaillent pour de plus grandes agences pour gagner leur vie, plus de 50 % d’entre eux déclarant ne pas posséder de site web personnel. Bien que ces sondages ne soient pas entièrement fiables, il semble très peu probable que les traducteurs qui se vendent uniquement grâce à leur profil sur Proz parviennent à apparaître dans les 5 premières pages des recherches Google, à moins peut-être qu’ils ne travaillent avec une paire de langue rare.

Il diversifie vos revenus

La réussite de Corinne et Marta montre que certains des traducteurs les mieux rémunérés de l’industrie tirent leurs revenus d’une offre de services diversifiée : royalties sur des livres, des podcasts, des cours et d’autres projets de traduction complémentaires. Alain Marsol, un traducteur franco-britannique qui s’est fait connaître avec son groupe « Guerrilla Marketing for Translators » sur LinkedIn, a mentionné que 40% de ses revenus provenaient de l’aide apportée à d’autres traducteurs pour construire leurs sites et profils sur les réseaux sociaux professionnels.

Choisissez le bon réseau social pour promouvoir vos services de traduction

Il maintient votre visibilité en ligne

Les changements réguliers apportés aux algorithmes de Facebook et d’Instagram impliquent que les posts n’apparaissent désormais plus forcément dans l’ordre chronologique sur les fils de publication des internautes (comme c’était le cas auparavant). Au contraire, ce sont désormais les posts avec un taux d’engagement élevé qui sont mis en avant. Qu’est-ce que cela signifie pour les entreprises ? Pour faire très simple, moins vous vous engagerez et publierez, moins vos services seront connus. Publier du contenu régulièrement sur votre blog ou vos réseaux sociaux aura un impact positif sur votre positionnement dans les résultats des moteurs de recherche, vous garantissant ainsi la bonne visibilité de vos services de traduction sur le web.

Il permet de mettre un visage sur un nom

Les clients qui recherchent avant tout l’uniformité et la qualité préfèreront probablement faire appel à un ou deux petits prestataires plutôt que de diviser leurs textes à un groupe de différents traducteurs de manière impersonnelle. Le fait de posséder un site web ou des réseaux sociaux régulièrement mis à jour avec des réflexions sur l’industrie de la traduction aidera non seulement les clients à mieux appréhender vos compétences, mais sera aussi pour eux la garantie que leurs projets ne finiront pas avalés par Google Translate. Cela sera également un moyen pour eux de pouvoir « se connecter » et interagir avec vous quand ils en ont besoin, partout et à tout moment.

Il vous aide à mieux comprendre votre client

Vous pourrez créer un engouement immédiat grâce aux commentaires sous vos articles de blog, tweets ou posts Instagram et le partage de vos publications. Les interactions en ligne avec vos clients et leurs partages d’expériences reflètent les attentes existant dans cette industrie et sont des moyens pour vous de communiquer avec eux longtemps après qu’ils ont fait appel à vos services. En plus de cela, il y a bien sûr les statistiques : une analyse du trafic de votre site web vous permettra de savoir d’où viennent vos clients existants et potentiels, à quelle heure ils se connectent et d’autres habitudes intéressantes pour vos affaires.

Que vous soyez déjà bien installé ou un nouveau venu dans l’industrie des langues, ne laissez pas le terme « inbound marketing » vous décourager. En fin de compte, il s’agit d’établir et de maintenir votre marque à un certain niveau et de transformer les interactions avec des clients potentiels en ventes. Si vous ne souhaitez pas écrire de longs articles, soyez créatifs. Partagez des conseils sur la gestion d’une petite entreprise, des photos d’erreurs de traduction sur des publicités ou écrivez pour d’autres blogs de traduction. Dans ce dernier cas, créditez vos publications et assurez-vous d’offrir des liens vers votre site web, tous ces efforts vous aideront à accroître votre présence en ligne. Enfin, soyez sélectif ! Concentrez-vous sur un ou deux réseaux sociaux où vous postez régulièrement du contenu de qualité plutôt que de publier à tout va comme une ferme de contenu.

 

 

 

Rédigé par Rita PANG, traduit de l’anglais par Pauline GILG

 

Voir la version originale de l’article

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

deux + dix-neuf =