Écologie digitale : 6 astuces qui feront de vous un écolo 2.0

Face à une volonté croissante de diminuer son empreinte écologique au quotidien, les conseils et astuces se multiplient. Intéressons-nous aujourd’hui à l’écologie digitale, un domaine à ne pas oublier ni à négliger quand on sait que les nouvelles technologies sont auourd’hui omniprésentes dans notre société.

Qu’est-ce que l’écologie digitale ? Il s’agit de l’étude de l’impact environnemental du numérique dans le but d’en éviter les effets nuisibles. À différencier de l’écologie numérique qui vise quant à elle les matériaux utilisés dans les appareils électroniques.

Ecologie digitale

Depuis 2014, le nombre d’utilisateurs de smartphones dans le monde est en constante évolution. D’ici 2020, celui-ci devrait atteindre les 2,87 milliards. À cela, ajoutons le renouvellement abusif des appareils. Effets de mode, offres promotionnelles ou encore solution de facilité par rapport à la réparation : les motifs sont nombreux et coûteux en énergie ! Selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), 88% des Français changent de téléphone portable alors qu’il fonctionne encore.

Dans notre article sur l’influence du numérique sur l’environnement, nous vous invitions à recycler les pièces des téléphones et à faire appel à des sites d’auto-réparation. Nous vous avions également parlé du Fairphone. Toutefois, d’autres gestes peuvent être bénéfiques pour la planète.

Adieu les applications et notifications polluantes

La plupart des applications mobiles génèrent des notifications incitatives en permanence pour solliciter les utilisateurs. Ces requêtes indésirables sont cependant évitables. Un premier pas vers une utilisation éco-responsable serait donc de les désactiver ou bien de mieux les paramétrer.

De combien de ces applications vous servez-vous réellement au quotidien ? Nous avons tous parfois cette fâcheuse tendance à installer une application pour l’utiliser ponctuellement avant de l’oublier. Un tri est donc à mener pour économiser de l’énergie ainsi que les ressources de votre appareil et échapper aux mises à jour automatiques régulièrement mises en place. Si vous tenez vraiment à vos applications, pourquoi ne pas en faire une utilisation positive en téléchargeant des applis éco-responsables ? 90 jours (« soyez le changement climatique ») vous indique par exemple comment agir à votre échelle en vous donnant des petits défis à relever.

Vidéos en ligne : à visionner avec modération

En parlant d’applications, savez-vous que YouTube, l’une des favorites chez les utilisateurs, possède un impact considérable sur l’environnement ? En effet, regarder des vidéos en ligne, en particulier sur smartphone, est très lourd écologiquement.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon un rapport de The Shift Project, le visionnage de vidéos en ligne a, en 2018, généré autant de gaz à effet de serre que l’Espagne ou près de 1% des émissions mondiales. Nous parlons ici de toutes sortes de vidéos (vidéos postées sur les réseaux sociaux, pornographie, Netflix, Amazon Prime…). Dans ce même rapport, nous apprenons aussi que ces services de vidéo à la demande, en pleine émergence, ont eux émis l’équivalent des émissions du Chili, soit près de 0,3% des émissions mondiales.

Alors comment minimiser ces dégâts ? Premièrement, en priorisant le visionnage sur ordinateur et en wifi qui ne nécessite pas autant de données que le smartphone. Bien évidemment, il est conseillé de sélectionner minutieusement les vidéos à regarder pour ne pas y passer des heures. Privilégiez les versions écrites (si vous êtes à la recherche d’un tutoriel par exemple) et visionnez la vidéo avec la qualité la moins élevée possible lorsque vous pouvez vous en passer.

Des recherches éco-responsables

Aujourd’hui, on ne compte plus nos recherches, même furtives, sur le web. Quel est le programme télé de ce soir ? Comment fait-on ce plat ? Que ce soit sur PC ou mobile, il est possible d’obtenir une réponse à la moindre de nos questions en un temps record. Or une requête Google émet à elle seule 7 grammes de CO2.

S’il nous est difficile de contrer ce réflexe, il est très facile de naviguer sur le web de façon écolo. Tout d’abord, en effectuant nos requêtes sur des moteurs de recherche éco-responsables tels que Lilo, Ecogine ou encore Ecosia. Ce dernier, qui nous vient tout droit d’Allemagne, consacre par exemple 80% des bénéfices récoltés grâce aux recherches des utilisateurs à un programme de reforestation.

Ce n’est pas tout ! Quand on fait un travail de recherche sur le web, les onglets se multiplient rapidement et restent ouverts de façon latente. Cette habitude est vorace en énergie. Pensez plutôt à fermer chaque onglet après consultation du site ou à noter l’information que vous avez besoin de garder sous les yeux sur un papier de brouillon (puis on recycle !). Comme nous vous le disions dans notre article précédent, taper l’URL de la page souhaitée directement dans la barre de recherche permet aussi de réduire le bilan carbone.

On débranche tout !

Geste très simple et pourtant oublié de nombreuses personnes. Il est préférable d’attendre que vos appareils soient complètement déchargés pour les mettre en charge. Et lorsqu’ils repartent de plus belle, veillez à ne pas laisser le chargeur branché pour ne pas consommer d’énergie inutilement. Pour finir, préférez l’arrêt total de l’appareil à la simple mise en veille. Vos ordinateurs ont eux aussi droit à un bon sommeil réparateur et il est souvent possible de restaurer tous vos onglets une fois redémarrés.

Une boîte mail écolo

Nous vous avions déjà donné des astuces à ce sujet : la limitation des pièces jointes et des destinataires ainsi que la suppression récurrente des courriels pour éviter la pollution dormante. Allons encore un peu plus loin. Lorsque vous vous apprêtez à répondre ou à transférer un e-mail, il est préconisé de supprimer le contenu des messages précédents quand celui-ci n’est pas indispensable.

Sachez qu’il existe aujourd’hui des boîtes mails éco-responsables telles que Eco Mail ou Mail Lilo. Enfin, après le tri des applications, le tri de newsletters ! Ces courriels souvent supprimés sans même avoir été lus. S’en désabonner vous prendra seulement quelques minutes mais économisera de l’énergie et votre temps par la suite !

Vous l’aurez compris, nuisible ne rime pas forcément avec visible. L’idée n’est évidemment pas de jeter la pierre aux accros du digital mais plutôt que chacun apporte la sienne à l’édifice ! La prise de conscience de l’impact environnemental du numérique est déjà un très bon début. Alors ensemble, agissons contre la pollution digitale.

 

Article rédigé par Déborah Gaillard, Master CAWEB

Sources
(cliquez ici !)

Moving towards a faster web
L’écologie digitale : les bonnes pratiques à suivre
Ecologie digitale : 9 règles de bonne conduite à suivre
Climat : l’insoutenable usage de la vidéo en ligne
Comment utiliser YouTube de manière plus écolo ?
Astuces pour limiter votre empreinte écologique sur le web