Fin d’Adobe Flash : l’heure de la transition !

Révolutionnaire à sa sortie, les dernières années de Flash auront décidément été bien sombres. La perte de vitesse du plug-in de Macromedia, désormais propriété d’Adobe, ne date pas d’hier : Accusé à maintes reprises par de grandes figures du web de constituer une porte ouverte à de nombreuses vulnérabilités, son éditeur a finalement annoncé l’an dernier l’arrêt définitif de son développement d’ici fin 2020. Depuis, la pression se fait de plus en plus ressentir chez les éditeurs de sites.

Disparition d'Adobe Flash

Les raisons du déclin de Flash

Flash a souvent été pointé du doigt comme étant à l’origine de nombreux maux, notamment en ce qui concerne sa stabilité. Steve Jobs avait en 2010 déclaré qu’il s’agissait de « la raison numéro un des plantages sur Mac » et l’avait par ailleurs exclu d’iOS. Au-delà de ses performances discutables, Flash connaît aussi régulièrement des failles de sécurité importantes. À l’heure où ces lignes sont écrites, une nouvelle faille liée à Flash permettant de prendre le contrôle des ordinateurs corrompus fait parler d’elle sur les sites du monde entier.

Le besoin de nouvelles alternatives

Désormais, les navigateurs les plus répandus ont annoncé qu’ils comptaient retirer Flash Player à l’horizon de 2020. Le plugin est d’ailleurs déjà désactivé par défaut sur Firefox, Chrome, Edge ou encore Safari, et Microsoft met graduellement en place l’abandon complet de Flash dans Windows. Adobe a pris bonne note de ces évolutions, constatant que les navigateurs optaient majoritairement pour une intégration directe des capacités en lieu et place des plug-ins. Ainsi en remplacement, l’éditeur de Flash encourage les créateurs de contenus à opter pour des formats ouverts comme notamment HTML5. Dorénavant parfaitement pris en charge par la quasi-totalité des navigateurs, il n’a cessé de gagner en popularité depuis 2014 et s’est déjà solidement établi comme la principale alternative à Flash. La firme ajoute qu’elle contribuera au développement d’HTML5 ainsi que d’outils allant dans le sens de cette transition.

Certains sites tardent à se mettre à la page

Si des géants comme Facebook, YouTube ou Amazon ont pu s’y prendre largement à l’avance (et pour cause, certains d’entre eux étaient à l’origine de ces mesures), on trouve encore de nombreux sites, y compris de grandes marques, qui se retrouvent amputés d’une partie de leur contenu, faute d’avoir suffisamment anticipé. Or, bien que le Flash ne soit pas encore complètement enterré, il est dès aujourd’hui primordial d’apporter les changements nécessaires au plus vite. Négliger ce point pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l’accessibilité, voire même les profits dans le cas de sites commerciaux, les lecteurs vidéo, configurateurs et contenus publicitaires étant tout particulièrement impactés.

Avec une fin déjà annoncée, Flash semble déjà appartenir aux archives du web. Il pourrait toutefois ne pas disparaître complètement, puisqu’une communauté sur GitHub est allée jusqu’à créer une pétition en 2017, demandant à Adobe de passer le plug-in en open-source afin de préserver un grand morceau de l’histoire du web ainsi que le travail des nombreux développeurs qui y ont contribué.

 

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