Caweb et TCLoc au Cap : Interview de Johan Botha – Folio Online

Article rédigé par Dulce Carrillo, étudiante TCLoc

Au cours de notre séjour au Cap, nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer Johan Botha, directeur général de Folio Online, un fournisseur de services linguistique (LSP) créé en 1988. Folio Online propose des services de traduction, rédaction, édition et relecture, transcription, interprétation, doublage et localisation.

Basée au Cap, l’entreprise propose ses services dans plus de 100 langues et est fière de collaborer avec plusieurs organisations à but non lucratif, tels que Traducteurs sans frontières. Folio Online a également créé InterTel, un service d’interprétariat téléphonique destiné aux personnes ayant besoin d’assistance médicale, pour que la langue ne soit plus une barrière.

Interview avec Johan Botha de Folio Online

Nous avons rejoint Johan et son interne Maria à la faculté d’informatique et de design de l’Université de technologie du Cap (CPUT). Nous avions envoyé à Johan plusieurs questions en avance, questions auxquelles il a répondu pendant cette rencontre. Il nous a également confié que son entreprise avait récemment été classée seconde LSP d’Afrique. C’est une réussite considérable pour une petite entreprise que de tenir tête aux géants fournisseurs de services linguistiques.

Un Q&A avec Johan Botha

Q : Dans combien de langues proposez-vous des traductions ?
Nous traduisons dans un peu plus de 100 langues, et sommes spécialisés dans les langues africaines, européennes et asiatiques.

Q : Combien de site de production occupe Folio Online ?
Nous occupons seulement le quartier général en Afrique du Sud. Cela nous permet de pouvoir mieux contrôler la qualité de nos livrables.

Q : Que pensez-vous de certification ISO ?
Les certifications ISO sont plus difficiles à suivre quand on doit traiter avec des langues qui sont peu pratiquées dans le monde. D’ailleurs la partie la plus problématique concerne l’ISO 17100, qui est la preuve que le traducteur doit fournir concernant la quantité de mots traduits et le fait d’être traducteur à temps plein. Comment prouver que vous avez traduit, par exemple, 100 000 mots, quand la majeure partie de ce qui a été traduit est confidentielle ? Et quand même le client est confidentiel, comment prouver que vous êtes effectivement traducteur à temps plein ? Ce genre de chose est problématique.

Q : Comment contrôlez-vous la qualité ? Et comment je peux savoir, en tant que client, que les linguistes qui travaillent sur ce genre de langues sont qualifiés ?
La gestion terminologique et l’entretien et mise à jour des glossaires sont importants. Nous fournissons également des certificats de traduction, indiquant qu’elles ont été faites par des professionnels qualifiés.

Q : Avez-vous déjà eu des plaintes de clients quant à la qualité de la traduction ?
Oui, et dans ce genre de cas, il faut trouver le juste milieu entre éduquer le client aux pratiques de l’industries et garder la traduction aussi précise que possible, sans dépasser le budget ni faire trop de modifications préférentielles.

Q : Utilisez-vous des outils de TAO (Traduction Assistée par Ordinateur) chez Folio Online ? Et les fournissez-vous ?
Il y a aujourd’hui beaucoup d’outils de TAO mis à disposition des traducteurs, et, heureusement, la plupart d’entre eux, voire tous, utilisent les normes TMX, qui permettent aux traducteurs d’utiliser n’importe quels logiciels de traduction. La principale difficulté avec la TAO est que le réseaux Wi-Fi n’est pas stable partout. Il faut donc que le traducteur travail hors ligne avant d’uploader son travail. C’est quelque chose que j’explique souvent aux clients quand ceux-ci veulent que le linguiste travaille en ligne.

Q : Comment gérez-vous les problèmes de sécurité des données si les traducteurs travaillent dans un café ?
On leur fournit généralement un Pare-feu qu’ils peuvent installer sur un PC depuis une clef USB.

Q : Que cherchez-vous dans un chef de projet de localisation ?
Qu’il ou elle soit coriace et organisé. Il doit pouvoir accepter les critiques et faire avancer les projets. Si vous pensez tout savoir sur ce que vous faites, vous n’êtes pas dans le bon domaine ! Je continue toujours à apprendre et à me renseigner sur les dernières méthodes efficaces et les dernières pratiques de l’industrie. Il est important de rester pertinent et familier avec les nouvelles technologies.

Johan a alors conclu en nous partageant ses ressources favorites ainsi que quelques-uns des influenceurs à suivre de près :

Merci encore Johan ! C’était un vrai plaisir d’apprendre de vous et de votre équipe.

 

Pour plus d’infos sur notre voyage et sur les entreprises et universités que nous avons visitées, rendez-vous sur le blog avec les articles « Caweb et TCLoc au Cap » !

Caweb et TCLoc au Cap : Rhino Africa, du tourisme et du digital

Caweb et TCLoc au Cap : A la conquête de l’Afrique du Sud !

Vous pouvez aussi consulter le blog du master TCLoc pour plus d’information sur notre voyage !

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